Un ciel d'étoiles et de mots...

Rencontre de mots et d'images, de symboles et de couleurs, de poésie et d'humeurs...

19-09-07

Le regard...

Le regard vient au monde comme l’enfant à la vie, un morceau d’âme étonné et curieux, qui, dès la plus tendre enfance, se lève sur l’univers. Regard unique à chacun, comme une fenêtre entre deux mondes, il est notre ciel intime, une passerelle entre nous et les autres.
Un corps peut vieillir jusqu’à être méconnaissable, l’étincelle d’un regard est toujours la même, à peine colorée des traces de joie ou de tristesse que la vie y imprime...
J’ai compris que ma grand-mère n’était plus quand je n’ai plus vu son tendre regard m’embrasser, son âme s’était éteinte comme on ferme un rideau pour rejoindre d’autres horizons, d’autres paysages… Comme il m’a manqué ce miroir d’amour qui accompagnait ma vie.
Avez-vous vu ce regard merveilleux et neuf qui se pose un enfant sur toute chose. Il accueille, il joue, il rit, il pleure et ses yeux expriment mieux que mille mots tout ce qu’il ressent.
D’un âge à l’autre, c’est inimaginable ce qu’un regard peut contenir de contours et d’images, de couleurs et de nuances. Un vrai festival avec son « in » et son « off »…. L’amour l’illumine d’un ciel étoilé et la haine y allume des feux obscurs, la tendresse le pare de caresses et chaque émotion s’y habille d’une couleur toute particulière, c’est un langage à lui tout seul.
Re-gardes, prend ce que tu vois et fais-en de la beauté, c’est ce que fait le peintre, le photographe et celui ou celle qui écrit. Peindre avec des mots, coucher sur le papier ce que le regard attrape, transporte, reçoit, questionne. Faire que la guirlande de lettres qui se déroule fasse naître des images, de regards différents qui s’enrichissent et se complètent.
Vous le faites si bien vous que je lis régulièrement sur la toile, vos regards sont dans les mots que vous écrivez, et mon regard vous trouve riches de ce talent que vous offrez…

Posté par etoilyo à 20:09 - Regard - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17-09-07

Violette


violette_1

Elle était là discrète, au milieu des passants du samedi qui foulent les rues d'Aix sous le soleil automnal. Petite marchande de fleurs comme sortie d'un film d'une autre époque. J'ai tourné la tête, croisé son sourire et le petit bouquet de violettes qu'elle tenait dans la main. Ca ne prend pas de place, un souvenir, et pourtant dans ce petit bouquet de violettes, il y avait tout le parfum d'un souvenir....
Un jour, mon père avait ramené ce joli flacon de violettes de Toulouse dont j'aimais la couleur et l'odeur particulière. Depuis, la violette est restée attachée à mes souvenirs d'enfant et à lui en particulier. Plus tard, j'ai appris que mon prénom avait une origine grecque signifiant "fleur de violette" !
Alors, en prenant ce petit bouquet de violettes, j'ai cru l'espace d'un instant que c'était lui qui me le tendait dans un sourire....

Posté par etoilyo à 08:00 - Regard - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22-01-07

V comme...

soleil


V comme Versailles…
Une ville dont les touristes ne visitent et ne voient souvent que le château. Une ville en vis à vis permanent avec ce vestige royal, comme un phare qui éclaire les nuits, comme un cœur qui bat du souvenir de son histoire.
Toi, ville de rois, auréolée du faste et des lumières d’antan, as-tu bénéficié des lumières éclairant les hautes fenêtres de la galerie des glaces, as-tu goûté les mille couleurs de ses feux d’artifices, t’es-tu désaltérée aux fontaines et aux jets d’eau jaillissants des bassins ?
Derrière le vernis et les dorures de ton illustre vitrine, quelle est ton histoire ? La réponse est peut-être dans les rues de tes quartiers, dans les murs de tes maisons, de tes immeubles. Le goudron de tes avenues n’a pas effacé l’écho lointain des carrosses et du trot des chevaux sur les pavés.
Malgré ce face à face avec le soleil levant, Louis XIV n’a sans doute pas trouvé la formule magique pour que le Dieu de la lumière veuille honorer la ville de sa chaleur ! la perruque de ton vieux soleil est devenue poussière et sa statue figée ne trône plus que derrière les grilles de la place d’armes. Qu’à cela ne tienne, j’ai quitté ta grisaille, Versailles !
Il me reste des souvenirs, des tas de souvenirs d’avant que j’ailles vers un soleil du présent. J’ai grandi sous ton aile, vieille ville, et tes larges avenues sont devenues au final, ma piste d’envol. Le nom de tes rues me parlait bien avant que je ne leur donne un sens ; Les rue du hasard, Ste victoire, de la Bonne Aventure, le passage de l’Avenir se mêlaient aux noms d’illustres généraux où de célèbres écrivains ; A Porchefontaine, Molière donne encore la réplique à Corneille, La Fontaine à Victor Hugo… Au hasard de tes rues comme au hasard de ma vie, le V de voyage m’accompagnait comme une voie vers ailleurs. D’autres villes, d’autres régions, d’autres pays, d’autres visages ont croisé mes envies d’évasions. Le grand canal se confond dans mes yeux avec celui de Venise, une autre vieille dame qui se poudre encore pour séduire ses visiteurs. La Ste Victoire n’est plus un nom de rue mais une montagne que le soleil de Provence habille d’un voile rose le soir venu. Le passage de l’avenir s’est ouvert, vers où le vent m’a portée, je t’ai mise dans ma valise, Versailles ! Tes rues ont laissé des empreintes au milieu des veines et des déveines de ma vie, des images dans mes yeux et même vu de loin, les souvenirs ne s’évanouissent pas. Une ville comme un morceau de vie, comme un vêtement qui recouvre les jours et les nuits d’hier. Le V de Versailles s’est envolé vers la Provence, il danse entre Avignon et le Var, au dessus des vallées et des vignes, d’autres villes, d’autres villages, une autre vie...


Posté par etoilyo à 11:35 - Regard - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20-11-06

Automne...

automne

Cliché de saison,
Les couleurs de l’automne éclatent et caracolent de cimes en clairières, de côtes en cols …
De son bocal coloré s’écoulent carmin et cardinal, cannelle et caramel, ocre et cuivre, qu’une clarté de saison illumine de douceur…
La cloche du campanile carillonne, quatre heures , les écoliers quittent l’école, au coin d’un champs, une couleuvre s’est collée contre un collier de coloquintes… Cheminée, chaleur du feu qui crépite, col de chandail câlin autour du cou, calée dans les coussins du canapé , envie du velours d’un chocolat …
L’automne s’écoule , son coulis de couleurs s’efface peu à peu, comme feuilles mortes qui claquent au vent, la nature calenche, l’hiver tire la clenche et reprend les clefs…

Posté par etoilyo à 15:48 - Regard - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24-08-06

V comme ville...


soleil

V comme Versailles… Une ville dont les touristes ne visitent et ne voient souvent que le château. Une ville en vis à vis permanent avec ce vestige royal, comme un phare qui éclaire les nuits, comme un cœur qui bat du souvenir de son histoire.
Toi, ville de rois, auréolée du faste et des lumières d’antan, as-tu bénéficié des lumières éclairant les hautes fenêtres de la galerie des glaces, as-tu goûté les mille couleurs de ses feux d’artifices, t’es-tu désaltérée aux fontaines et aux jets d’eau jaillissants des bassins ?
Derrière le vernis et les dorures de ton illustre vitrine, quelle est ton histoire ? La réponse est peut-être dans les rues de tes quartiers, dans les murs de tes maisons, de tes immeubles. Le goudron de tes avenues n’a pas effacé l’écho lointain des carrosses et du trot des chevaux sur les pavés.
Malgré ce face à face avec le soleil levant, Louis XIV n’a sans doute pas trouvé la formule magique pour que le dieu de la lumière veuille honorer la ville de sa chaleur ! la perruque de ton vieux soleil est devenue poussière et sa statue figée ne trône plus que derrière les grilles de la place d’armes. Qu’à cela ne tienne, j’ai quitté ta grisaille, Versailles !
Il me reste des souvenirs, des tas de souvenirs d’avant que j’ailles vers un soleil du présent. J’ai grandi sous ton aile, vieille ville, et tes larges avenues sont devenues au final, ma piste d’envol. Le nom de tes rues me parlait bien avant que je ne leur donne un sens ; Les rue du hasard, Ste victoire, de la Bonne Aventure, le passage de l’Avenir se mêlaient aux noms d’illustres généraux où de célèbres écrivains ; A Porchefontaine, Molière donne encore la réplique à Corneille, La Fontaine à Victor Hugo… Au hasard de tes rues comme au hasard de ma vie, le V de voyage m’accompagnait comme une voie vers ailleurs. D’autres villes, d’autres régions, d’autres pays, d’autres visages ont croisé mes envies d’évasions. Le grand canal se confond dans mes yeux avec celui de Venise, une autre vieille dame qui se poudre encore pour séduire ses visiteurs. La Ste Victoire n’est plus un nom de rue mais une montagne que le soleil de Provence habille d’un voile rose le soir venu. Le passage de l’avenir s’est ouvert, vers où le vent m’a portée, je t’ai mise dans ma valise, Versailles ! Tes rues ont laissé des empreintes au milieu des veines et des déveines de ma vie, des images dans mes yeux et même vu de loin, les souvenirs ne s’évanouissent pas. Une ville comme un morceau de vie, comme un vêtement qui recouvre les jours et les nuits d’hier. Le V de Versailles s’est envolé vers la Provence, il danse entre Avignon et le Var, au dessus des vallées et des vignes, d’autres villes, d’autres villages, une autre vie...


Posté par etoilyo à 01:00 - Regard - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19-05-06

Les robes rouges...

dsc02126

Chaque année, au joli mois de Mai des milliers de robes rouges improvisent au gré de leurs envies de nouvelles colonisations. Une touche ici, une autre là, entre les pieds de vigne, sur un talus ou par champs entiers, elles affichent leur liberté éphémère, comme un message devant nos yeux. Elles dansent dans le vent et il se peut qu’en tendant l’oreille on puisse les entendre chanter la chanson des beaux jours et des robes légères qui tournent et virevoltent. Un matin elles sont là, elles donnent leur note, leur couleur au printemps, leur poésie aussi, puis elles disparaissent après avoir laissé leur empreinte dans nos yeux ; rouge comme l’amour qui éclate, comme la force qui émerge sous la fragilité, celle du temps qui passe et qui pourtant laisse sa trace inexorable dans nos cœurs, dans nos vie. C’est sans doute pourquoi leur élégance inspire les poètes, comme une apparition fugace au détour d’une rue dont le charme vous poursuit longtemps. Un coquelicot ne se met pas en cage, les robes rouges laisseront leur image jusqu’à l’année prochaine et nul ne sait où elles choisiront de réapparaître…

dsc04731

Posté par etoilyo à 14:00 - Regard - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05-05-06

Chut...

douce_musique

"Douce musique" par Michel Chambon (Peintre du lubéron)

Posté par etoilyo à 09:02 - Regard - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05-04-06

Provence...


dsc01669

Eblouissance,

Sens éblouis des lumières, des couleurs, des parfums, des saisons !
Sens renaissants, reconnaissants, guidés pas à pas vers
Une terre de lumière, de réjouissance, d’éblouissance
Une terre d’accueil, de destinée, de providence…

Provence !
Entre vignes et lavandes en abondance
Une âme, un sens, une présence…
Aimer, respirer, sentir, ressentir, apprivoiser l‘essence
Authentique et généreuse de ce bout de terre
Entre Luberon et Durance !
La parcourir, la découvrir avec patience
De son histoire, de ses secrets faire connaissance.

Provence !
Un écrin pour écrire, un écrin pour créer,
Une palette de couleurs, de matières et de mots
Que partout la nature met en évidence.
Entre l‘or des blés qui dansent au soleil de l’été
Et l’or des vignes qui murissent au soleil de l’automne,
Ecouter la chanson du mistral, des cigales,
La mélodie des fontaines, la poésie des vieux villages,
Percevoir le message de la pierre patinée par le temps,
Respecter sa mémoire, son silence…

Provence !
Terre d’arborescence, oliviers, cyprès
Reliant la terre au ciel avec élégance…
Terre de contes et de légendes,
Unissant l’histoire à demain…
Pour lui donner un sens.

Sur mon chemin, …. Deux alliances
Hier la Bretagne, aujourd’hui la Provence,
Deux même terres de passion et de force,
Deux âmes profondes sous l’écorce.

Des racines vers la croissance,
De naissance en renaissance,
De mémoire en conscience,
Eblouissance…


Posté par etoilyo à 21:07 - Regard - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03-04-06

El tiempo que passa...

Quelques Poussières de mots en errance sur… le temps qui passe...

Laissons le temps conjugué aux rimes du temps pour
De temps en temps lui être présent.
Ne perdons pas de temps,
L’espace et le temps sont à la mesure
Du temps d’aujourd’hui.
Le temps présent a sa couleur, sa musique, sa saison, sa mémoire.
Autant le prendre sans attendre, autant le peindre, le goûter.
Autant l’apprendre, le célébrer.
Entre celui de naître et de disparaître,
Un temps pour tout.
Donnons nous le temps de reconnaître
Ce moment donné pour simplement « être »
Un temps s’en va, jamais ne s’arrête,
Un temps s’en vient, jamais ne préviens.
Le temps se dilue, s’éparpille au vent de la vie,
Entre espoir et vertige, il nous effiloche.
Les rives du temps
Sont histoires d’autres.
Le temps n’a qu’un temps,
Celui d’être nôtre.

« Le temps ne passe pas, c’est nous qui passons... » Pascal

Posté par etoilyo à 14:10 - Regard - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02-04-06

Les gens qu'on aime...

Regard sur...

Ces êtres qui nous accompagnent, un bout de chemin ou toute une vie et qui dans leur singularité, sont pour nous comme une évidence au milieu du chao. Leur petit quelque chose de spécial qui nous les rend précieux s’accorde à notre musique, à nos paysages intérieurs.
L’éclat d’un regard, un sourire complice, une main, une présence à chacun personnelle ; les vibrations d’une voix et des mots qui apaisent, un élan, une joie qui nous emporte et nous touche. Un univers dans lequel on trouve une place, une connivence.
Une force apparaît sous le voile de la fragilité, sous la blessure et inspire le respect, la tendresse. (J’aime l’idée selon Jodorowski que « la blessure est une perle » et que nombre de nos ressources se cachent derrière.)
Des bras pour se blottir, un grain de folie partagé, une enfance en commun, une reconnaissance au-delà du temps, une rencontre magique au croisement d’un chemin.
Tous les âges de l’affection, de la tendresse, de la pudeur, toutes les formes du verbe AIMER ! Amis et amours, tout près de nous ou loin des yeux, ils sont là, ils écrivent dans nos cœurs combien c’est bon de donner, de recevoir, de se voir, de se revoir. Ils sont nos petites lumières dans la nuit. Leur fidélité éclaire les jours de blues et amplifie les grands moments de la vie..
Quand la vie dessine sa fragilité et que le deuil, comme un silence qui hurle, touche l’un d’eux, que l’impuissance nous traverse en même temps que la conscience, quand la mort frappe et attend qu'on lui donne un sens, il est temps de leur dire, de leur redire à tous : Je vous Aime et à chacun : Merci, pour hier, pour aujourd’hui, d’être toi et d’être dans ma vie…

Posté par etoilyo à 07:00 - Regard - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2   Page suivante »