01-08-07
Maisons d'ailleurs...
Voyage dans la sagesse musulmane,

La Mauritanie, et plus particulièrement Oualata, est le fruit du passage de nombreuses civilisations sur ces terres de tradition et d’esprit nomade. La ville faisait partie de la route commerciale qui traversait le Sahara en direction du Maghreb. les Arabes, les Berbères ainsi que des peuplements d’Afrique Noire passaient par Oualata, et ont laissé leur empreinte. Chaque ruelle, chaque maison demeurent encore la preuve vivante du riche héritage culturel des siècles passés.
Les maisons de brique rouge joliment décorées surprennent par leur beauté au milieu du vaste désert qui encercle la ville, se mariant avec le ciel bleu ou les nuées d’étoiles de la nuit mauritanienne.

Maisons Décorées mais fonctionnelles avant tout.
Les ebembi, épais bancs permettant de renforcer les murs contre l’érosion, servent aussi de lieu de rencontre en fin d’après-midi ou au coucher du soleil. La maison traditionnelle oualatie, qui comporte normalement deux étages, se compose d’une entrée ou façade décorée. El-hawsh, ou cour intérieure. Kettu, ou salle d’hiver. Segfe, ou chambre intérieure. Derb, ou salle d’été.
Makem, ou almazem. Stahj, ou terrasse. Surur stahj, ou terrasse principale.
El-Qerb, ou chambre du haut. La tradition nomade de la ville influe sur la façon d’être joyeuse du peuple oualati qui est ouvert, hospitalier et généreux. Pour les nomades, la fête est un sentiment de cohésion sociale et ici les chants, les battements de main et les tambours envahissent l’atmosphère .


Que les tambours résonnent, entendez-vous les chants de joie. La maison est ouverte et vous invite à la douceur hospitalière et conviviale d’une soirée oualati..
Photos A. Lamure et sur le site www.mauritania-today.com
11-06-07
Maisons d'ailleurs...
Escale au Mali, au pied, de la falaise de Bandiagara, aperçu d'un village et de ses drôles de greniers...
... chez ce peuple étonnant que sont les Dogons. Veillée entre baobabs géants et chant des griots, venez découvrir la cosmogonie Dogon et partager le "Tô", plat traditionnel à base de mil.
La maison chez les dogons est un ensemble nommé "concession"et organisé autour d'une cour. Les cases sont construites en "banco" (mélange de terre argileuse, paille et bouze de vache, le tout parfois mélangé à de l'huile de karité pour les rendre imperméables).
A côté de la concession, ces drôles de greniers avec leurs chapeaux pointus, souvent ornés de magnifiques portes de bois sculptées représentent la richesse de chaque "ginna" ( famille). Les greniers des hommes servent à conserver le mil, et ceux des femmes à déposer les condiments et différends objets.
Le mystère de la cosmogonie Dogon est reliée à l'origine du monde et à leur connaissance des étoiles et notamment de Sirius.
Chez les Dogons, tout est symbole et rythme la vie quotidienne. La nuit s'avance sur la carte du ciel, refermons discrètement la porte et laissons le renard pâle marquer dans le sable sa réponse à la question du vieux sage....
03-09-06
Maisons d'ailleurs...
Evasion au pays de l'encens, de la myrrhe et de la légende de la reine de Sabba. Au bord du désert et des hauts plateaux, à Sanah ou Shibam, la cité aux mille palmiers, sur les pas des contes des mille et une nuits et dans les éffluves des épices , l'esthétisme des maisons Yeménites invite à l'accueil et au repos ! Je vous enmène au coeur de l"Arabie heureuse", bain de minuit dans la mer rouge, thé sous les étoiles, poussons la porte d'une de ces belles maisons (faites de torchis et décorée traditionnellement à la chaux), classées au partimoine de l'humanité. Le reste est affaire d'hospitalité, une tradition au Yémen !
18-05-06
La maison bleue...
C’est une maison bleue accrochée à la colline…
ici s’arrête la ressemblance avec la chanson de Maxime Leforestier. C’est une maison bleue, qui semble hésiter entre la terre et le ciel, face à la mer, face au port de Valparaiso, un horizon qui appelle les rêves secrets de voyages…Il y a tant et tant de voyages à faire, à imaginer… Alors habiter une ville portuaire, une ville de cargos en partance vers tous les coins du monde, c’est déjà partir un peu ! c’est un peu de soi que les voyageurs en errance entre deux traversées au long cours emportent avec eux…
Peindre Valparaiso, ses couleurs, ses rêves, imaginer sur le balcon suspendu de la maison bleue partir comme sur les ailes d’un oiseau, imaginer la nuit qui tombe sur Valparaiso, les lumières du port qui scintillent comme des milliers d’étoiles éclairant la mer.
C’est beau un port la nuit, au Chili ou ailleurs ! Le monde est petit dit-on, mais il est grand de tous nos rêves…
A quai
« Pourquoi les bateaux seraient-ils plus beaux à Valparaiso qu'au Havre ou à Boulogne-sur-Mer ?
Pour le savoir, il faut grimper, gravir les sommets.
Comme ce vieil homme assis sur le bord de la route et qui me dit :
- Quand tu connaîtras la couleur du dos des condors, c'est que t'auras assez grimpé !
Ce vieil homme était comme échoué aux pieds de la Cordillère, emporté par les vagues d'immigration dorées de la rumeur de l'or.
Il ajouta :
- Qu'est-ce tu crois, compa, j'étais pas n'importe quel chercheur d'or, moi ! J'étais chercheur d'or... sur le cou des femmes du monde !
Son oeil brillait encore du désir de les conquérir toutes, ces Chiliennes élégantes qui vous attrapent dans leurs cheveux comme des pêcheurs attrapent les thons dans leur filets.
Je m'éloignais alors quand il me dit :
- Tu vas où là ?"
Je répondis tout sourire :
- Valparaiso, me remémorant mon arrivée en cargo quelques mois plus tôt.
Il resta muet, ses yeux brillaient encore, mais c'était la marée qui montait dans ses yeux. Ses mains se serraient sur ses loques comme elles avaient dû serrer les amarres, les câbles, les rames.
Voilà pourquoi les bateaux sont plus beaux à Valparaiso, parce que pour arriver jusqu'ici, ils ne pouvaient pas mentir. »
Bertrand .C (http://bertrand-bertrand.over-blog.com/)













