Un ciel d'étoiles et de mots...

Rencontre de mots et d'images, de symboles et de couleurs, de poésie et d'humeurs...

06-11-09

Participez au changement

Y      

  Missive_anonyme  :  La plus grande rebelion qui ait jamais existé est en marche, participez au changement.....    

( Un très beau texte sur l'éveil de la Conscience sur la planète, et notamment en chacun de nous.
Ce texte serait signé de Michel Dognia (Prenez votre santé en main - Tomes I et II - chez Guy Trédaniel Éditeur).

Chaque jour à 12h05, vous pouvez vous connecter en pensée avec le reste du monde pour changer les choses...

Photo : Y. Aberkane




19-03-09

La troisième révolution

Nous y sommes
Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.

Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.

Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.

Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi,nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.

Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières ( la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.

« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.

Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.

La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :

Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des
araignées qui nous survivront, car très résistantes et d'ailleurs peu
portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et
honteux. D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser
encore avec la croissance.
Peine perdue. Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.

Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, (attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille) récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).

S'efforcer. Réfléchir, même.

Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l'homme, sa
plus aboutie peut être.

A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Fred Vargas
Archéologue et écrivain
http://www.infosdelaplanete.org

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17-12-08

Joyeuses fêtes

A ne pas oublier pour que Noël ait vraiment un sens....

joyeuses_fetes

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23-09-07

J'ai oublié d'oublier...

Paris_Gare_de_Lyon_detail_1

Gare de Lyon, devant l’horloge
Les Cadrans se mettent à l’heure
Du soleil du moment présent….
Un court instant pourtant
Je me retourne sur hier…

Hier dont j’ai oublié d’oublier
Tant de moments, de souvenirs
Qui ont fait vibrer mon âme
Ou touchés mon cœur de plaisir.
Instants posés au creux des silences
Heures éblouies de joie intense.

J’ai oublié d’oublier,
La couleur des jardins de l’enfance
Et les blessures de l’innocence
Les amitiés qui entrent en gare
Et celles que la vie et le temps égarent

J’ai oublié d’oublier,
Cette larme sur la joue de mon père
Comme une soudaine reconnaissance.
Tous les chagrins de ma mère,
Son amour et son impuissance.

J’ai oublié d’oublier,
L’acier glacé d’un regard bleu,
Le feu de mes colères et la pluie de cendres
Balayant les années de confiance.
Le désert et sa résilience.

J’ai oublié d’oublier
Le parfum des citrons verts
Les alysées, la couleur de la mer
La chaleur au cœur de l’hiver,
Et les fleurs au parfum outremer.

J’ai oublié d’oublier
Cette école d’apprentie-sage
Le défi au centre du voyage
L’expérience et ses paysages
L'oiseau qui sort de sa cage.

J’ai surtout oublié d’oublier
Les mille soleils de ton amour
Perçant mon ciel d’une évidence !
Ma vie qui renaît en Provence
Et aujourd’hui qui prend tout son sens !

Le cadran sonne un juste départ,
Le train s’éloigne de la gare et
Sur le quai, Hier, doucement se retire…


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11-07-07

Femme de couleurs, couleurs de femme...

Ocres

Attrapper au vol des papillons de couleurs et de lumière
pour illuminer le temps, éclairer le chemin.
Accrocher une étincelle de sourire dans l'oeil,
Mettre une touche de framboise sur les lèvres,
Un nuage parfumé tout près du coeur.
Respirer jusqu'aux étoiles, agrandir l'espace en soi.
Un peu de vent fait tourner la roue du temps,
Laisse s'effeuiller la fleur de vie,
Balaye les feuilles mortes d'hier
Pour accueillir le jour qui se crée... aujourd'hui !
Soleil incandescent,
Un élan vers des horizons lointains,
Un matin qui résonne de tous les espoirs,
Des fenêtres et des portes qui s'ouvrent sur un azur,
Un ciel, un océan de vie...
Regard panoramique sur l'éternité qui nous entoure et nous enfante,
La chaleur du feu qui nous anime.
Chercher dans le mystère et l'alchimie des couleurs les vibrations de nos âmes,
Les danses de nos coeurs.
Envie de bleu dans la chambre,
Mettre des tournesols sur la table du salon.
Marcher pieds nus dans le vert tendre de l'herbe humide.
Aimer et prendre sans attendre,
Du petit jour qui se lève à la lune souveraine,
Le souffle de l'oiseau, le parfum des pivoines, la rosée qui désaltère...
L'arc en ciel qui nous relie à l'univers et nous offre chaque jour sa poésie et ses couleurs...


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22-06-07

Feu de la St Jean...

feu1

ST JEAN ( 24 Juin )
Au travers des solstices, l´homme retrouve le rythme des saisons.
C´est parce que la lumière renaît un soir de décembre que la nature est assurée du retour du printemps. L´arbre que l'on croyait desséché se met un jour à reverdir.

Les mille et un feux qui s´allument chez nous et bien au-delà, sont aussi la réponse à une vie de plus en plus artificielle, dans laquelle le feu n´occupe plus la place qu´il avait autrefois. Les veillées d´antan, en effet, s´animaient autour du spectacle d´un feu de cheminée, elles sont remplacées de nos jours par les soirées passées devant les postes de télévision.

De ces temps où le feu était au centre de la vie de l´homme, l´expression :"fonder un foyer" nous est restée, associant le feu à l´image du renouvellement de la vie.
Le 21 juin, jour de l´été et jour le plus long de l´année, le soleil culmine, c´est-à-dire est au plus haut du ciel. C´est le midi de l´année en quelque sorte.

Puis après un temps d´arrêt, c´est-à-dire l´espace de quelques jours pendant lesquels la durée de la lumière ne varie plus, c´est là d´ailleurs l´origine du mot solstice. Sol : Soleil et Stice (Stare) : S´arrêter.

C´est le soleil qui dès l´origine, permet aux hommes de s´orienter et de déterminer les quatre points cardinaux. Mais la course du Soleil avec les deux solstices et les deux équinoxes détermine aussi les quatre saisons de l´année.
Ainsi l´espace et le temps sont partagés suivant le même nombre quatre.

(photo:www.archéosite.be/)


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15-06-07

Désir...

Arc_en_ciel

Qui est-tu Désir ? "Je suis la porte ouverte sur l'arc en ciel de tous les possibles"...

« Le propre du vivant tient à la présence du désir en nous.
Le mot désir vient du latin de-sidera et signifie : « privé d'étoiles », « séparé des astres ». Sommes nous séparés d'une étoile, d'une planète, d'un paradis pour que nous portions, chacun en nous, une telle nostalgie ? Oui, certainement .
Les êtres réalisés qui ont rejoint leurs étoiles intérieures vivent, dit on, un bonheur sans désir. Mais encore ?
S'interroger sur le mystère du désir, c'est ouvrir une porte à la quête essentielle de l'homme, à son mouvement vers l'inaccessible, à son aspiration, à un ciel non pas réduit au religieux mais ouvert sur le divin. Certaines dépressions seraient la perte de cette recherche, de cet espoir. »

Extrait de « du désir désirant à la violence du désir »
Jacques Salomé

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08-05-07

Semer...

" C'est une chose que tu m'as apprise, mon âme. Tu m'as appris beaucoup de choses. Tu m'as d'abord enfermé dans ton rire comme un écolier dans la classe au mois d'août, puis tu m'as rendu au monde avec pour devoir de l'écrire comme il est : affreusement noir en dessus, miraculeusement pur en dessous."
Christian Bobin

DSC03516

« Il faut continuer à semer des poussières d'étoiles sur les chemins, tous les chemins... Ces petites lumières de mots, de couleurs, de musiques qui élèvent l'âme et laissent des traces ici ou là inexorablement, comme la lumière d'un regard... »
Yo


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25-04-07

La part du colibri...

Une légende amérindienne raconte qu'il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul, un colibri s'activait et allait chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour éteindre le feu.
Au bout d'un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit :
"Colibri ! N'es-tu pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ?
"Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part..."

Pascal_Benard_2

La terre, être silencieux dont nous sommes une des expressions vivantes, recèle des valeurs permanentes faites de ce qui nous manque le plus : la cadence juste, la saveur des cycles, la patience, l'espoir qui se renouvelle toujours car les puissances sont infinies. Il nous faudra sans doute, pour changer jusqu'au tréfond de nos consciences, laisser nos arrogances et apprendre avec simplicité les sentiments et les gestes qui nous relient aux évidences. Retrouver un peu du sentiment de ces êtres premiers pour qui la création, les créatures et la terre étaient avant tout sacrées....

"La part du colibri" Pierre Rabhi (ed. de l'aube)
Photo pascal Benard

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14-02-07

Fêter le vivant..

"Nous sommes des enfants de la Vie.
  Nous sommes nés pour laisser la Vie qui est en nous se déployer dans toute sa splendeur...
" Nelson Mandela.


Fêter le Vivant, c’est se relier à la vie, à la nature et aux valeurs profondément humaines qui vibrent en nous... C’est entendre "les feuilles se dérouler au printemps ou les palabres des grenouilles la nuit", sentir "l’odeur du vent parfumé par le pin", voir le sourire de l’ancien aux yeux brillants, toucher la main d’un ami en peine... C’est aussi ressentir la fraternité qui nous lie à tous les peuples... et à toutes les étoiles...
Fêter le Vivant, c’est retrouver notre appartenance à la nature, retisser des relations sensibles entre nous et avec ce qui nous entoure. C’est sentir l’air que nous respirons et partageons avec l’animal, l’arbre et tous les êtres.
Fêter le Vivant, c’est agir contre tout ce qui empêche la vie : préserver la biodiversité, développer la solidarité, respecter la terre...
Fêter le vivant, c’est explorer les ressources que l’humain a en son cœur et en son esprit pour construire un futur où justice sociale, équité économique et respect de la nature rimeront avec... Vivant.                                                                                                

                                                  fd_01

Posté par etoilyo à 10:47 - Donner du sens - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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