Regard sur...

Ces êtres qui nous accompagnent, un bout de chemin ou toute une vie et qui dans leur singularité, sont pour nous comme une évidence au milieu du chao. Leur petit quelque chose de spécial qui nous les rend précieux s’accorde à notre musique, à nos paysages intérieurs.
L’éclat d’un regard, un sourire complice, une main, une présence à chacun personnelle ; les vibrations d’une voix et des mots qui apaisent, un élan, une joie qui nous emporte et nous touche. Un univers dans lequel on trouve une place, une connivence.
Une force apparaît sous le voile de la fragilité, sous la blessure et inspire le respect, la tendresse. (J’aime l’idée selon Jodorowski que « la blessure est une perle » et que nombre de nos ressources se cachent derrière.)
Des bras pour se blottir, un grain de folie partagé, une enfance en commun, une reconnaissance au-delà du temps, une rencontre magique au croisement d’un chemin.
Tous les âges de l’affection, de la tendresse, de la pudeur, toutes les formes du verbe AIMER ! Amis et amours, tout près de nous ou loin des yeux, ils sont là, ils écrivent dans nos cœurs combien c’est bon de donner, de recevoir, de se voir, de se revoir. Ils sont nos petites lumières dans la nuit. Leur fidélité éclaire les jours de blues et amplifie les grands moments de la vie..
Quand la vie dessine sa fragilité et que le deuil, comme un silence qui hurle, touche l’un d’eux, que l’impuissance nous traverse en même temps que la conscience, quand la mort frappe et attend qu'on lui donne un sens, il est temps de leur dire, de leur redire à tous : Je vous Aime et à chacun : Merci, pour hier, pour aujourd’hui, d’être toi et d’être dans ma vie…